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Vacances scolaires: la réforme que Vincent Peillon n’a pas annoncée

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« Peillon préconise six semaines de vacances d’été avec deux zones ». C’est “l’urgent“ envoyé le 24 février par l’AFP aux rédactions pendant l’interview d’une heure accordée par le ministre de l’Education nationale à BFMTV. Bien que Vincent Peillon parle au conditionnel et précise à la fin de l’entretien que cette discussion n’aura pas lieu avant 2015, l’information est perçue comme une “annonce “ visant à raccourcir les vacances scolaires de deux semaines. La déclaration déclenche presque immédiatement une déferlante de critiques au sein de l’opposition qui n’hésite pas à qualifier le ministre de“gaffeur récidiviste“, mais aussi par une partie de la presse qui s’étonne “de la brutalité de l’annonce“.

Beaucoup de bruit pour rien

Pour Thomas Legrand, responsable de l’édito politique sur France Inter, il s’agit d’une “non-annonce“ puisque “tout le monde savait que la question devrait être étudiée dans les années qui viennent“. L’éditorialiste dénonce même “une création de polémique“  provoquée par “une dépêche AFP surclassée“. Sébastien Rochat, journaliste pour le site web “@rret sur images“, démontre comment le ministre a été piégé par les questions un peu trop insistantes de BFMTV. C’est en réalisant à la fin de l’interview qu’on essaye de lui faire dire “une annonce dont il n’avait pas l’intention“ que Vincent Peillon recadre le présentateur en énonçant clairement que “ce n’est pas une réforme qui se profile et que c’est un sujet dont on commencera peut-être à en parler en 2015“. Une déclaration qui passera étrangement inaperçue.

Sources : liberation.fr, rue89.com, tempsreel.nouvelobs.com, arretsurimages.net, blogs.mediapart.fr, franceinter.fr, bfmtv.com

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Sanction internationale: le bon outil diplomatique ?

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Washington a été, en moins de 10 jours, deux fois “provoqué“: le 12 février lors du troisième essai nucléaire “réussi“ par la Corée du nord, puis le 21 février avec l’installation par l’Iran de nouvelles centrifugeuses encore plus performantes sur son site de Natanz. Si le régime de Pyongyang et celui de la République islamique se sont lancés dans la course au nucléaire, ils comptent aussi parmi les pays les plus lourdement sanctionnés par la communauté internationale. Quelles sont les conséquences des mesures prises à l’encontre de ces deux pays?

L’avancée nucléaire de la Corée du Nord et de l’Iran

Après deux essais nucléaires en 2006 et 2009, la Corée du nord s’est vu imposer  par l’ONU deux séries de sanctions. Parmi elles, l’interdiction de commercialisation de matériel nucléaire ou d’essais nucléaires, l’élargissement de l’embargo sur les armes et les produits de luxe ainsi que le gel des avoirs financiers de personnes et entités nord-coréennes. Malgré tout, le gouvernement de Kim Jong-Un – tout comme celui de son père avant- continue les démonstrations spectaculaires de son savoir-faire nucléaire au mépris des interdictions occidentales.

L’Iran, de son côté, en déclarant développer l’énergie nucléaire à des fins civils et pacifiques, opte pour une stratégie plus discrète. Malgré une batterie de sanctions financières, bancaires et commerciales prises depuis 2006, le récent effondrement du rial et la pénurie de dollars, les centrales iraniennes continuent tranquillement d’enrichir leur uranium. Une politique de sanctions plus que jamais en situation d’échec ? Et si on essayait plutôt la négociation ?

Sources: lemonde.fr, lefigaro.fr,lepoint.fr,liberation.fr,letelegramme.com, lexpress.fr,www.strato-analyse.org

 

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Chefs d’œuvres vandalisés: une fatalité ?

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La jeune femme de 28 ans qui avait inscrit au marqueur noir « AE911» (groupuscule remettant en cause les attentats du 11 septembre) sur le célèbre tableau d’Eugène Delacroix La liberté guidant le peuple exposé au Louvre Lens, ne sera finalement pas présentée au juge d’instruction mais internée dans un hôpital psychiatrique.

Quelques secondes. C’est le temps qu’il a fallu le 7 février pour que l’auteure du tag soit maîtrisée par un surveillant assisté d’un visiteur. Cet incident met en lumière la difficulté d’empêcher ces agissements qui sont comme le souligne Vincent Pomarède directeur du département des peintures au Louvre, “des actes imprévisibles“. Si une vitrine de protection, comme celle qui abrite La Joconde reste pour lui “la meilleure solution“ au problème de vandalismeelle est impossible à intégrer aux grands formats telles que “La liberté“ dont la hauteur dépasse les trois mètres. Le conservateur explique enfin que si l’on peut limiter “les coups de folies“ en renforçant “ la surveillance et la présence humaine“, le risque zéro n’existe pas dans un musée.

Avec cet épisode malheureux, le tableau star du musée lensois rejoint la série des œuvres victimes de dégradation. Parmi les exemples les plus connus, le Black on Maroon de Mark Rothko tagué à l’encre noire, la toile monochrome blanche de Cy Twombly esquintée par la trace d’un rouge à lèvres, enfin L’Urinoir de Marcel Duchamp ébréché par un marteau. Le risque de détérioration serait-il donc le dénominateur commun des oeuvres d’art? C’est Marie-Christine Labourdette, directrice des musées de France, qui résume finalement bien la complexité de la situation en comparant le musée à “un coffre-fort dont la porte [serait] ouverte“.

Sources : next.liberation.fr, nord-pas-de-calais.france3.fr, lefigaro.fr, le point.fr, slate.fr

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