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Sanction internationale: le bon outil diplomatique ?

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Washington a été, en moins de 10 jours, deux fois “provoqué“: le 12 février lors du troisième essai nucléaire “réussi“ par la Corée du nord, puis le 21 février avec l’installation par l’Iran de nouvelles centrifugeuses encore plus performantes sur son site de Natanz. Si le régime de Pyongyang et celui de la République islamique se sont lancés dans la course au nucléaire, ils comptent aussi parmi les pays les plus lourdement sanctionnés par la communauté internationale. Quelles sont les conséquences des mesures prises à l’encontre de ces deux pays?

L’avancée nucléaire de la Corée du Nord et de l’Iran

Après deux essais nucléaires en 2006 et 2009, la Corée du nord s’est vu imposer  par l’ONU deux séries de sanctions. Parmi elles, l’interdiction de commercialisation de matériel nucléaire ou d’essais nucléaires, l’élargissement de l’embargo sur les armes et les produits de luxe ainsi que le gel des avoirs financiers de personnes et entités nord-coréennes. Malgré tout, le gouvernement de Kim Jong-Un – tout comme celui de son père avant- continue les démonstrations spectaculaires de son savoir-faire nucléaire au mépris des interdictions occidentales.

L’Iran, de son côté, en déclarant développer l’énergie nucléaire à des fins civils et pacifiques, opte pour une stratégie plus discrète. Malgré une batterie de sanctions financières, bancaires et commerciales prises depuis 2006, le récent effondrement du rial et la pénurie de dollars, les centrales iraniennes continuent tranquillement d’enrichir leur uranium. Une politique de sanctions plus que jamais en situation d’échec ? Et si on essayait plutôt la négociation ?

Sources: lemonde.fr, lefigaro.fr,lepoint.fr,liberation.fr,letelegramme.com, lexpress.fr,www.strato-analyse.org

 

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Chefs d’œuvres vandalisés: une fatalité ?

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La jeune femme de 28 ans qui avait inscrit au marqueur noir « AE911» (groupuscule remettant en cause les attentats du 11 septembre) sur le célèbre tableau d’Eugène Delacroix La liberté guidant le peuple exposé au Louvre Lens, ne sera finalement pas présentée au juge d’instruction mais internée dans un hôpital psychiatrique.

Quelques secondes. C’est le temps qu’il a fallu le 7 février pour que l’auteure du tag soit maîtrisée par un surveillant assisté d’un visiteur. Cet incident met en lumière la difficulté d’empêcher ces agissements qui sont comme le souligne Vincent Pomarède directeur du département des peintures au Louvre, “des actes imprévisibles“. Si une vitrine de protection, comme celle qui abrite La Joconde reste pour lui “la meilleure solution“ au problème de vandalismeelle est impossible à intégrer aux grands formats telles que “La liberté“ dont la hauteur dépasse les trois mètres. Le conservateur explique enfin que si l’on peut limiter “les coups de folies“ en renforçant “ la surveillance et la présence humaine“, le risque zéro n’existe pas dans un musée.

Avec cet épisode malheureux, le tableau star du musée lensois rejoint la série des œuvres victimes de dégradation. Parmi les exemples les plus connus, le Black on Maroon de Mark Rothko tagué à l’encre noire, la toile monochrome blanche de Cy Twombly esquintée par la trace d’un rouge à lèvres, enfin L’Urinoir de Marcel Duchamp ébréché par un marteau. Le risque de détérioration serait-il donc le dénominateur commun des oeuvres d’art? C’est Marie-Christine Labourdette, directrice des musées de France, qui résume finalement bien la complexité de la situation en comparant le musée à “un coffre-fort dont la porte [serait] ouverte“.

Sources : next.liberation.fr, nord-pas-de-calais.france3.fr, lefigaro.fr, le point.fr, slate.fr

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Goodyear/Dunlop : deux stratégies, deux destinées

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Goodyear-Dunlop, le groupe de pneumatique américain, a annoncé le 31 janvier son intention de fermer Goodyear, l’une des ses 2 usines basées à Amiens, privant ainsi ses 1173 salariés d’emplois. Tout commence en 2007 quand la direction, rattrapée par des difficultés financières, demande à ses employés de passer aux 4×8, un rythme de travail réputé dévastateur pour la santé. Alors que les syndicats de Dunlop acceptent, la CGT de Goodyear refuse catégoriquement. En réponse, la direction tentera cinq plans de licenciement qui se solderont à chaque fois par des échecs. En 2012, la CGT galvanisée par ses victoires juridiques, ira même jusqu’à rejeter l’offre de reprise du groupe américain Titan. Mais dans l’usine la réalité économique est tout autre : la direction ayant complètement cessé d’investir, la production a chuté de 20000 à 2700 pneus par jour provoquant une perte de 60 millions d’euros par an.

Dunlop un modèle “viable“ ?

A contrario, Dunlop en faisant des concessions, a non seulement bénéficié de 40 millions d’euros d’investissement mais a surtout sécurisé l’emploi de ses 940 salariés, du moins jusqu’à la fin de l’année 2014.  Malgré tout, les ouvriers « modèles » dénoncent “ un rythme de travail insupportable“, l’augmentation d’accidents graves, mais aussi des dépressions liées au peu de temps passé en famille. Goodyear aurait-il pu sauver sa peau en acceptant les 4×8 ? Probablement…mais à quel prix ?

Sources: liberation.fr, humanite.fr, usinenouvelle.comfrancetvinfo.fr, rue89.com

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Affrontements sanglants à Port-Saïd

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Les 26 et 27 janvier de violents affrontements ont éclaté dans la ville égyptienne de Port-Saïd entre civils et forces de l’ordre. Bilan : 37 morts et plus de 700 blessés. A l’origine du conflit, la condamnation à mort de 21 personnes impliquées dans « le massacre de Port-Saïd » survenu en février 2012 à l’issue d’un match de foot et faisant 74 victimes.

C’est quelques minutes après l’énoncé du verdict que les familles et proches auraient, selon les autorités, tenté de forcer les portes de la prison et que la situation aurait dérapé. 31 personnes, dont deux policiers, sont tuées et plus de 300 sont blessées. Le lendemain des dizaines de milliers de manifestants se réunissent pour les funérailles  des victimes de la veille, dont les dépouilles, ouvertes et portées à bout de bras, sont transportées de la mosquée au cimetière. C’est lors de ce rassemblement que de nouveaux heurts ont éclatés après que des coups de feu “d’origine inconnue“ auraient été tirés. On comptabilisera pour cette seule journée 6 morts et plus de 467 blessés.

Le soir même, le Président Mohamed Morsi décrétait un couvre-feu et l’état d’urgence pour 30 jours.

Sources: liberation.fr; lemonde.fr, courrierinternational.com; lefigaro.fr; afriquinfos.com, humanite.fr

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PMA : le changement ce n’est pas pour maintenant !

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L’amendement sur la procréation médicalement assistée (PMA) en faveur des couples lesbiens mariés, ne sera finalement pas intégré au projet de loi sur le mariage homosexuel. Cette décision, prise par le groupe socialiste le Mercredi 9 janvier, ne signifie pas pour autant la fin de la discussion: “ La PMA figurera dans le projet de loi famille“, écrit le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Si le débat reste donc d’actualité, on peut comprendre la déception des militants pour qui le gouvernement s’était engagé à inclure le sujet dans le projet de loi du mariage pour tous.

Retour sur les grandes lignes de la saga PMA.

Tout commence le 19 décembre quand le Président du groupe socialiste, Bruno le Roux, dépose confiant un amendement donnant accès à la PMA en faveur des couples de femmes. Bien que voté par 126 voix pour et 61 contre, il provoque dès le lendemain une scission au sein du parti avec 27 députés refusant désormais de faire partie des co-signataires. Le 9 janvier, et ce quatre jours précédant la manifestation contre le mariage pour tous, le PS déclare que la PMA sera finalement incorporée au projet de loi sur la famille prévu en mars.

L’annonce du retrait de l’amendement provoque la réaction immédiate des militants. Nicolas Gougain, le porte-parole de L’Inter-LGBT, déclare “ne pas comprendre et être très déçu“. Il rejette la faute sur le gouvernement qui aurait clairement influencé les parlementaires. Nathalie Mestre, présidente des Enfants d’Arc-en-ciel, exprime quant à elle un sentiment de trahison chez ses adhérents.

Justifier ce changement de cap

Face à ces réactions, le gouvernement qui se veut rassurant, promet que la PMA sera bien adoptée en 2013 et Bruno le Roux de confirmer que le Premier ministre s’est engagé auprès du groupe socialiste pour mener à bien ce projet. Le chef des députés PS tient aussi à souligner que “ce n’est en aucun cas un abandon, mais un renforcement de cette volonté d’aboutir à cette extension de la PMA“. Erwann Binet, le rapporteur PS de la commission des lois, affiche également une attitude positive. Pour lui, “c’est une bonne nouvelle“.

Alors comment, si tout semble se dérouler dans le meilleur des mondes, expliquer le choix de transvaser la PMA d’un projet de loi à un autre ? Le groupe socialiste évoque en premier lieu la nécessité de “sécuriser“ le texte d’un point de vue juridique, l’étudier en profondeur. La raison? Eviter un rejet de la PMA par le Conseil Constitutionnel qui l’aurait peut-être perçu comme un “cavalier“ législatif. En deuxième lieu, la volonté d’élargir le dispositif aux couples qui ne seraient pas mariés, limité par l’amendement aux couples légalement unis.

Si les raisons avancées par le gouvernement semblent être justifiées, quelques zones d’ombres viennent entacher le tableau idyllique : le retrait de la PMA du projet de loi sur le mariage pour tous, étrangement annoncé quelques jours précédant une manifestation nationale contre le mariage homosexuel; le refus de signer l’amendement des 27 députés “frondeurs“ ; la position pas très engagée du président François Hollande, laissant le soin au Parlement dans sa “souveraineté“ de décider ;  enfin, des tensions certaines entre un gouvernement qui semble trainer des pieds et un parlement plutôt en faveur.

Ruse savamment orchestrée pour retarder un débat qui divise ou réelle volonté de faire aboutir le projet PMA ? Réponse…au printemps.

Sources : liberation.fr ; le monde.fr ; lejdd.fr ; ladepeche.fr

« Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo 1week1news ».

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